CCI Nimes : Les vacheries pleuvent à deux mois des élections

11:00 Elections consulaires, Polémique

logo_midilibre.gif

A un peu plus de deux mois des élections à la chambre de commerce et d’industrie, les vacheries pleuvent pire qu’en campagne électorale ! D’un côté, Henry Douais l’adjoint aux quartiers, qui mène une liste estampillée CGPME et éprouve un grand plaisir à mettre en avant les chefs d’entreprise qui le soutiennent. De l’autre, Eric Giraudier, qui tire la liste Médef avec le soutien du président sortant Volpilière et qui pense qu’« au-delà du périphérique de Nîmes, le show politico-médiatique » de son concurrent n’intéresse personne. Eric Giraudier se targue d’avoir le soutien de chefs d’entreprise « bien réels et pas des personnes évanescentes ou “ectoplasmiques”, qui soutiennent quelqu’un qui, en plus, est un chef d’entreprise fictif puisqu’il n’est plus en activité ». Eric Giraudier évoque un petit-déjeuner de presse de son concurrent avec une vingtaine de soutiens annoncés et seulement quatre personnes présentes ou quelques raccourcis consistants à présenter comme des soutiens des personnes surtout soucieuses de ne pas déplaire au sénateur-maire de Nîmes, et patron de l’UMP Jean-Paul Fournier. Voire des patrons n’ayant carrément pas pris position (tel Freddy Cerda, le patron de l’Atria). Mais d’autres, comme Franck Bellini, le président de l’association Talents/Territoire, sont très fâchés de se faire traiter d’ectoplasme… « Mépriser son adversaire n’a jamais été une preuve d’intelligence. Par ces attaques personnelles, M. Giraudier ne fait que se disqualifier aux yeux du monde économique local. » Et d’en conclure que, si la liste Giraudier passe, « la liberté de penser n’aura plus cours à la CCI de Nîmes » ! Heureusement, dans ce monde plein de haine, il en est encore pour croire aux miracles. Non, la Fédération gardoise du bâtiment ne soutient pas Henry Douais, comme nous l’aurions écrit hâtivement. Mais elle ne soutient pas non plus l’autre liste. « Nous avons voté une motion appelant à la fusion des listes », affirme, sans rire, son président Pierre Gibert. C’est vrai, on ne sait jamais, tout le monde pourrait se réconcilier.

Comments are closed.