Chambre de commerce. La réforme, on y tient !

9:36 Réforme

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La réforme des CCI doit se jouer dans les jours qui viennent. Dans un climat de légère reprise, on ne craint, en Côtes-d’Armor, que son ajournement…

La réforme des chambres de commerce donne des soucis aux élus de la CCI costarmoricaine… Mais c’est surtout l’éventuel report de cette réforme qui les inquiète. Le Sénat doit examiner la question dans les jours qui viennent. Et, selon Alain Daher, président de la CCI22, ce projet pourrait ne pas être validé par la noble institution. En chantier depuis plus d’un an, la réforme vise à rationaliser le fonctionnement des CCI (avec une plus forte centralisation régionale) et, assure-t-on, à les rapprocher de leur public (chefs d’entreprise, commerçants). Comme la majorité des présidents de CCI (98 pour, 59 contre en avril2009), Alain Daher est un partisan de cette réforme. «Même si je n’y étais pas favorable, son abandon ou son report serait une catastrophe. Il faudrait repartir de zéro, les élections consulaires prévues pour décembre, et déjà reportées d’un an, ne pourraient plus avoir lieu», souligne Alain Daher, qui ne briguera pas un nouveau mandat. Dans cette période transitoire, il serait bien difficile pour les CCI de se projeter dans l’avenir. La CCI des Côtes-d’Armor présente des finances très saines dans sa section «service aux entreprises» (381.000 EUR de résultat net au lieu de 255 prévus). En revanche, le budget portuaire se ressent de la baisse d’activité de la pêche (résultat - 385.000 EUR).

Publicité: encore une taxe

La taxe locale sur les supports publicitaires, qui sera mise en oeuvre par les communes l’an prochain, n’est pas du tout du goût des élus de la CCI. Ils réclament, au moins, l’exonération de l’enseigne et du bâtiment d’entreprise («Depuis quand faut-il payer pour afficher son nom?»), et une information loyale de la part des communes. Ils rappellent que l’application de cette taxe nouvelle est facultative, et regrettent «une trop faible présence de chefs d’entreprise dans les collectivités locales». Autre déception: l’assouplissement des règles d’urbanisme commercial, alors que des chartes patiemment élaborées réglaient les équilibres, toujours précaires, entre centres-villes et périphéries. «La baguette coûtera cher quand il faudra prendre sa voiture pour aller la chercher!», prophétisent les élus, qui se demandent où est la notion de «développement durable» dans tout ça…

Roselyne Veissid

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