Jean-Marc Bailly : « La réforme des chambres ne nous pose pas de gros problèmes »

5:04 Réforme

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Les députés ont voté la réforme des chambres de commerce et d’industrie. La régionalisation vous inquiète-t-elle ?

Franchement pas plus que ça, hormis un sentiment normal de perte d’autonomie. Les sénateurs s’exprimeront les 9 et 10 juin. Nous verrons alors.

En quoi consisterait cette régionalisation ?

La question remonte en fait à 2006. Le schéma régional de l’époque n’était pas allé assez loin. Rhône-Alpes, c’est huit départements et douze CCI. La seule avancée réelle avait été le rapprochement des deux chambres ardéchoises. Du coup, on nous a demandé d’aller plus loin. Dans notre région, deux grandes tendances se sont affirmées. Une très conservatrice et une autre, réformatrice, qui veut donner du poids à la chambre régionale, mutualiser certaines missions et laisser les actions de proximité aux chambres territoriales. Cette tendance, la mienne, est majoritaire. Je ne crois pas à la version métropolitaine avec l’Ain et Saint-Etienne rattachés à la CCI de Lyon. Grenoble, aussitôt, voudra la sienne. Nous avons dépensé énormément de temps et d’énergie. En particulier autour de trois questions : qui a la ressource ? Quelle répartition ? Et sur quels critères ?

La régionalisation n’est pas le seul point de la réforme ?

Il est aussi question des élections. Nous voulions des suppléants car cinq ans de mandat c’est long. Les gens s’épuisent, les dirigeants de grandes entreprises bougent beaucoup. Il y a aussi eu des inquiétudes sur la mutualisation. Les chambres départementales ont eu peur de perdre la main sur le personnel.

Cette réforme s’imposait-elle selon vous ?

Oui, pourquoi pas… Nous sommes de toute façon pris dans le souffle de la réforme territoriale et de la RGPP.

En fait, notre chambre départementale est complètement atypique. Notre gestion est saine depuis longtemps.

Le gouvernement veut faire des économies : 11,4 % sur cinq ans. Pourquoi pas, mais nous sommes déjà de bons élèves.

Propos recueillis par Jean-Marc Perrat

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